Mis à jour le 14 avril 2008 à 07:46
Patrick Fiori au bout du fil
INTERVIEW | Patrick Fiori lance sa tournée en Belgique ces 26 et 27 avril. En attendant, c'est lui qui appelle au téléphone. Pile à l'heure, l'accent chantant.
Bonjour, c'est Patrick Fiori.
Waouw, ça fait bizarre de vous avoir directement au téléphone. Vous allez bien?
(Rires) Très bien et vous?
Ça va. C'est votre numéro qui s'affiche? Je peux le garder pour vous rappeler pour votre anniversaire en septembre?
C'est le numéro de la société. Pour mon anniversaire, ça va être compliqué. Il va beaucoup sonner, alors je le coupe.
Vous êtes où là?
À Marseille chez des amis.
Il doit faire beau... Faites-nous rêver un peu.
Il fait plutôt soleil, bien que le vent se soit un peu levé ce matin vers 7heures. J'ai été attaqué par des moustiques pendant la nuit. C'est le signe qu'il fait déjà chaud. Là, il doit y avoir 21-22 degrés.
7heures... Vous êtes plutôt lève-tôt...
Ça ne m'arrive pas souvent. Je suis plutôt dort tard, parce que couche tard. Mais là, j'avais une petite idée dans la tête, quelque chose à écrire.
On peut dire que tout a commencé avec «Notre Dame de Paris». Ça fait dix ans maintenant. On vous en parle encore beaucoup?
Bien sûr! On ne peut pas y échapper et ce n'est pas le but. C'est difficile d'oublier un tel succès. Ça reste la comédie musicale n°1 même au-delà de Starmania.
On a l'impression que votre vie est rythmée par les rencontres artistiques.
J'ai mis du temps à rencontrer les bonnes personnes. Alors maintenant, je les garde. Qu'elles soient connues ou pas. J'ai eu le grand honneur de travailler avec Jean-Jacques Goldman. Ça marche vraiment bien, j'ai envie de continuer. Les rencontres, c'est le sucre de la vie et je suis fou de sucre.
On sait moins par contre que vous écrivez pour pas mal de gens comme Tina Arena, Mimie Mathy, Liane Foly, Julie Zenatti...
J'écris des petites chansons dans l'ombre. Au bord de la mer, chez moi en Corse.
Ça rend romantique visiblement...
Vous les filles, dès qu'on vous parle de mer ou de fleurs, vous parlez de romantisme.
Ça vous vexe qu'on vous qualifie de chanteur romantique?
Pas du tout. C'est ce que vous avez envie d'entendre, non? Alors tant que ça plaît... Cabrel, Calogero, Obispo, Goldman, ce sont tous des chanteurs romantiques... ça dépend de comment on interprète. La musique ça raconte des petites histoires de la vie. Qu'elles soient heureuses ou pas. Après une rupture, la seule chose qu'on a envie de dire à l'autre, c'est «reviens!». C'est simplement ça que je dis dans Que tu reviennes. C'est pas du romantisme ça.
Vous donnez aussi beaucoup d'énergie pour des projets comme les Enfoirés, SolEnSi...
Je le fais parce que j'en ai envie. Quand on a la chance d'avoir un peu de notoriété, autant s'en servir pour la bonne cause.
Vous dites oui à tous les projets sérieux, alors?
(Rires) À 90%, oui. Mais je vais devoir en refuser. Je ne suis pas Superman, ce n'est pas possible de tout faire. Il faut que je garde un peu de temps pour ma famille, pour me détendre, aller à la pêche et faire un peu de musique.
+ Le samedi 26avril à l'Espace Magnum de Colfontaine: 065887474. Le dimanche 27avril au Forum de Liège: 042231818.
+ Prolongez l'info dans Vers l'Avenir, L'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 14 avril.
Interview: Audrey VERBIST

